beauté féminine
Cléopâtre

Histoire de la beauté féminine

L’évolution du rôle des femmes dans la société au fil du temps a marqué la transformation des canons esthétiques. Si l’on passe en revue quelques constantes historiques concernant les femmes, on constate toujours une volonté de présenter une peau la plus blanche possible, des lèvres intensément peintes et de préférence des cheveux blonds.

CANONS ESTHÉTIQUES

Le type de femme est beau, stylisé, semblable à celui actuel. Elle soigne la blancheur de son teint, dessine ses sourcils au pinceau et peint légèrement ses lèvres. Mais surtout le maquillage des yeux, qui a une double intention. D'une part médicale, comme protection contre les ophtalmies (maladies oculaires) si courantes en Egypte, et d'autre part, pour mettre en valeur sa beauté.

Tout au long de l'histoire, il existe deux tendances en matière d'utilisation des parfums : le parfum après l'hygiène corporelle (Égypte et Rome) et celui qui remplace le toilettage (XVIIe et XVIIIe siècles).

COSMÉTIQUES ROMAINS

Les femmes romaines cherchent à présenter une peau blanche sur le visage et le cou et, pour ce faire, elles utilisent des bains, notamment au lait d'ânesse, comme le Pópea. Pour mettre en valeur le regard, les paupières sont peintes en noir. Il convient de souligner un fragment du « Traité sur les produits de beauté à l'usage des femmes, le premier texte conservé sur les cosmétiques féminins ».

CONTRASTES MÉDIÉVAUX

Le Moyen Âge nous donne, d'abord, la prédominance arabe où la femme prend soin d'une silhouette élancée, et sur le visage, grâce à l'utilisation du voile, se démarque le soin des yeux. Il existe des données sur les journées esthétiques qui avaient lieu tous les quinze jours dans les harems, elles commençaient par des techniques de transpiration, des massages et des soins spécialisés du visage. Au Moyen Âge chrétien, l’idéal restait une peau blanche et fine. Les teintures sont utilisées pour garder les cheveux blonds.

La Renaissance apporte une nouvelle approche, avec les découvertes de nouvelles terres naissent de nouveaux produits à usage médical et esthétique. Les premiers livres sur les produits de beauté rédigés par des médecins et des universitaires voient le jour.

Le baroque est une continuité et une exagération des goûts de la Renaissance.

Au 19ème siècle, la peau foncée était préférée et vers 1900, une femme épaisse, robuste et rayonnante de santé apparaît jusqu'au début du 20ème siècle.

Coco Chanel a conçu au XXe siècle un nouveau type de femme : libre, mince, bronzée par le soleil, sportive et maquillée sur le visage.

Du point de vue médecin, mentionnent que les soins spécifiques destinés à maintenir la beauté et à corriger les problèmes esthétiques sont devenus de plus en plus complexes. Moins d'un siècle s'est écoulé depuis l'application de traitements qui ne peuvent être appliqués que dans une seule direction.